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Le rasage dans l'épilation laser ? Pourquoi comment ? PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Administrator   
Samedi, 25 Juillet 2009 16:40

Techniques de rasage dans l'épilation laser - bien se préparerLe principe de la technologie laser et d’aller concentrer l’énergie sur la mélanine du poil pour porter celle-ci à une température qui va provoquer des dommages irréversibles sur la zone de croissance et de renouvellement située dans le follicule pileux. La zone que le lasériste cherche à léser est située en profondeur du follicule, au niveau du 1/3 inférieur de celui-ci. Lorsque que le poil est en phase de croissance (anagène), cette région du follicule est gorgée de mélanine (la cible du laser d’épilation ou chromophore).

 

Pour parvenir à une épilation progressivement définitive, la lumière du laser doit traverser les premières couches de l’épiderme pour aller en profondeur (derme) toucher cette zone bien spécifique afin de la faire montrer en température. Cette élévation de température provoque une destruction des cellules produisant le poil et également une sclérose des vaisseaux sanguins alimentant la base du poil.

De ce principe, il parait évident que le rasage joue un rôle primordial dans la préparation de la peau à recevoir une épilation laser. Le rasage joue pour améliorer l’efficacité du procédé, mais aussi pour réduire les risques et les effets secondaires. Nous allons détailler ces points par la suite

Le rasage pour préparer la peau et le poil

Il est conseillé de raser la peau au rasoir à main jetable ou électrique entre 2 et 4 jours avant la séance laser.

Le fait de raser quelques jours avant permet à la peau de récupérer de l’irritation du rasoir avant de faire une épilation laser. En effet, il est déconseillé de pratiquer une épilation laser sur une peau irritée, infectée ou traumatisée de façon trop récente. Le fait de raser quelques jours avant l’acte laser permet d’éviter cet écueil.

Avoir rasé quelques jours avant permet cependant une minime repousse du poil qu’on sens tout juste ‘revenir’ en surface sous la forme d’un petit ‘point’ noir affleurant à la peau. Cet aspect permet au lasériste de bien délimiter les zones de repousse et donc de traiter celles-ci de façon appropriée.

Avoir rasé le poil quelques jours avant la séance laser conduite, bien évidemment, à raccourcir de façon importante celui-ci. Autrement dit, un poil plus court ne présentera que peu de cible laser en surface. Le laser pourra donc se concentrer en profondeur pour faire monter la mélanine en température. Rien en surface ne viendra le détourner ; la séance fera donc plus de lésions à la base du poil comme il convient. Il y aura donc moins de séance si l’effet de la lumière est optimisé de la sorte par le rasage.

Enfin, le fait de raser le poil modifie la façon dont il présente sa portion supérieure au laser. Un poil coupé récemment présente une surface en disque qui va pouvoir être attaquée perpendiculairement par le laser. L’angle perpendiculaire est l’un des plus adapté pour une efficacité du traitement. Le rasage a aussi tendance à favoriser la présentation d’un poil bien pigmenté (donc plus réceptif au laser), un peu moins ‘blanchi’ qu’un poil ayant poussé naturellement et ayant été un peu usé par le frottement et les agressions de l’environnement.

Le rasage pour faciliter le travail du lasériste sur certaines zones

L’action de rasage permet de faciliter le travail du médecin lasériste à plusieurs niveaux.

Premièrement, pour certaines zones comme le maillot, elle fixe la délimitation de ce que la patiente souhaite voir épiler. La zone rasée présentant une discrète repousse pourra être suivie comme une sorte de ‘patron de couture’ pour supprimer la pilosité. Il importe que la patiente choisisse elle-même la forme de son épilation, le médecin n’ayant pas à choisir pour elle.

Deuxièmement, un poil très court ne dépassant pas de la peau, s’il est traité par un laser alexandrite, aura tendance à ne pas trop ‘éclater’ et donc à moins salir les optiques des machines laser par projections. Un poil long en surface ‘explose’ littéralement sous le laser alexandrite et provoque des projections sur les lentilles des équipements qui s’encrassent. Leur encrassement les ternit et les rend moins transparentes : elles laissent moins passer le laser qui est alors moins efficace. Aussi le rasage optimise l’efficacité de chaque séance et protège le matériel du médecin.

Troisièmement, le fait de ne pas raser va conduire le médecin à effectuer l’opération lui-même, le jour de la séance. Cette opération, outre le fait qu’elle rend très difficile de bien repérer un poil devenu invisible et donc fait courir le risque d’une couverture imparfaite, augmente aussi le risque de brûlure si le nettoyage de la peau après rasage n’est pas parfait. En effet, un poil coupé ou rasé, laissé à la surface de la peau devient une cible du laser et va brûler en surface provoquant un risque de douleur et de brûlure. Les médecins disposent en général de techniques pour limiter la présence de poils coupés résiduels, mais il convient de ne pas tenter le diable.

Le rasage pour limiter les effets secondaires ou les risques

Le rasage, au-delà des effets positifs sur l’efficacité des séances, peut permettre d’éviter des complications expliquées par des lois simples de la physique et de la logique. Le poil trop long en surface va détourner une partie d’énergie de façon inutile en surface. Le poil risque d’être porté à des températures proches de 100°, ou même brûler pendant une fraction de seconde. Cette température a tendance à le faire se ‘tortiller’ et peut lui faire toucher la peau en surface lorsqu’il se consume. Il y a alors risque de provoquer des brûlures cutanées. Ces brûlures peuvent laisser des marques. Ces brûlures sont assez rares, le plus souvent bénignes (1er degré) est rarement indélébiles, mais il convient de ne pas faire courir de risques inutiles à la patiente. Enfin, la brûlure en surface augmente la sensation douloureuse.

Quand faut-il raser ?

Il est conseillé de raser la zone à épiler entre 2 et 4 jours avant la date de la séance laser surtout lors des premières séances de façon à ce que le poil affleure à la peau (discrète repousse en surface) lorsque la patiente vient réaliser son épilation laser. Au fur et à mesure des séances, le poil de ralentit de plus en plus. Il est alors possible qu’il faille raser plusieurs jours avant, voire bien avant par rapport au début.

Comment et avec quoi raser

L’épilation à la pince, à la cire ou à la crème dépilatoire n’est pas recommandée lorsqu’on réalise des épilations progressivement définitives par laser ou lumière pulsée car ces techniques abîment le poil, le rendant moins réceptif à la lumière : l’épilation est moins bonne, voire même inefficace.

Seules 3 méthodes sont considérées comme correctes pendant les séances d’épilation : le rasage à main, le rasage avec rasoir électrique et la coupe aux ciseaux qui respectent la base du poil. L’épilateur électrique peut ne pas être conseillé dans la mesure où certains modèles ont tendance à arracher le poil, ce qui peut le rendre moins réceptif à la séance laser suivante.

Y’a-t-il des zones à ne pas raser et comment faire dans ce cas ?

La plupart des zones que les patientes souhaitent faire épiler comportent des poils terminaux : vrais gros poils noirs. C’est la cas, par exemple pour l’épilation du maillot et des aisselles. Le fait de raser ces zones ne provoque guère de modifications sur le poil. Les zones majoritairement couverte de vrais poils : demies-jambes par exemple ne pose pas de problème non plus et peuvent, sans trop de risque, être rasées pour une bonne préparation par laser. En revanche, il est des zones où il n’y a pas de poils terminaux mais plutôt du duvet fin. Il convient de ne pas les raser dans la mesure où ce rasage peut provoquer une transformation du duvet en poil par stimulation. Il s’agit d’ailleurs souvent de zones que les patientes stimulent sans s’en rendre compte par des manipulation diverses  (ex : stimulation du duvet des aréoles par épilation à la pince, épilation du menton, rasage des flancs…). Le lasériste se posera, de plus, la question de savoir si ces régions de poils fins devront être épilées ou au contraire respectées car l’affaire est moins simple à ce niveau.

Enfin, il est conseillé de ne pas raser le visage chez la femme pour ne pas provoquer de stimulation et/ou de transformation en poil. On pourra autoriser, éventuellement, une coupe des poils les plus visibles à l’aide d’une paire de petits ciseaux, de type des ciseaux à sutures par exemple.

Il faudra encourager la patiente à ne pas toucher les aréoles, les flancs, les duvets le long de ma mâchoire et du cou pour éviter les catastrophes.

Comment s’effectue la repousse et quels sont les risques de poils sous peau ?

Les patientes sont généralement très demandeuses pour savoir comment évolue un poil rasé après une épilation laser. La principale préoccupation réside dans la peur de voir apparaître des repousses sous peau ou des infections/inflammation à la repousse. En règle générale, un poil coupé ou rasé 2 jours avant la séance n’a pas le temps de provoquer d’irritation avant la séance laser, sans cas rare. La séance laser pratiquée dans la foulée (surtout lorsqu’il s’agit d’un laser alexandrite) provoque une destruction du poil et donc une absence de repousse sous peau. Après la seconde séance, il est généralement constaté que le poil, devenu fin, ne se pique plus dans la peau à la repousse car il est devenu trop souple.

Mis à jour le Dimanche, 26 Juillet 2009 20:05