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| Zones difficiles en épilation laser - Stimulation et Résistances |
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| Écrit par Administrator |
| Samedi, 30 Mai 2009 15:42 |
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Définition des zones difficiles à traiter et des causes Les zones difficiles à traiter comportent des poils qui, pour la plupart, présentent des caractéristiques assez similaires. En effet, partout ou le poil est clair, fin et peu coloré, on a des chances de se trouver dans une zône qui ne répondra pas bien au traitement ou qui pourra nécessiter un nombre assez important de séances. Ces zônes sont parfois porteuses de duvet plutôt que de poils. Malgré un nombre important de séances, le résultat peut ne pas être complet. Sur les zones à franc duvet, il peut y avoir une 'stimulation' de celui-ci avec une transformation en vrai poil, pouvant nécessiter de multiples séances pour rattraper la stimulation. Enfin, sous les zônes proches de la machoire, mais aussi en partie supérieure du cou, on peut obtenir une stimulation paraxoxale. Cette stimulation paradoxale se traduit par une transformation d'un duvet ou une pousse de poils non existants antérieurement alors qu'aucun laser n'est jamais passé sur la zône. Tout se passe comme si le laser avait la possibilité de stimuler à distance. Les poils de la stimulation paraxoxale sont habituellement fins. Ils peuvent nécessiter de multiples séances de laser pour récupérer une pilosité normale. Certains couleurs de peaux peuvent compliquer le traitement. Les peaux mates de type Maghreb, Espagne, Italie, par exemple sont fragiles en matière de laser et nécessitent des précautions avec certains lasers, notamment une baisse des fluences (énergie par centimètre carré) appliquées sur la peau afin de limiter les risques d'effets secondaires de type brûlures. Ces modifications de prudence imposée peuvent réduire l'efficacité du laser. De même, la peau mate, qui comporte de la mélanine, peut avoir tendance à détourner une partie de l'énergie du rayon laser et à chauffer, provquant parfois une sur-stimulation d'un duvet. La forte concentration en mélanine des poils sur ce type de peau permet en général de compenser la nécessaire baisse des fluences. Schéma du visage avec les zones à risque de stimulation pararoxale et des zones difficiles à traiter sur le visage Le visage est, en général, une zône assez difficile à traiter en matière de laser, surtout chez la femme. Les poils sont en effet de nature fine et peu colorés ce qui en fait des mauvaises cibles pour le traitement par laser. On utilise généralement des lasers spécifiques pour optimiser les résultats : laser alexandrite ou laser yag. Il convient d'avertir les patientes que les terrains hormonaux perturbés (production anormale d'hormones, bilan hormonal anormal), les traitements par corticothérapie, certains médicaments stimulateurs des follicules, peuvent poser des difficultés lors d'un traitement laser: plus de séances et résultat moins bon. Il est parfois interessant de prendre en charge le problème hormonal avant de passer sous le laser. C'est l'unes des raisons pour laquelle il est important de voir un vrai médecin avant d'effectuer un acte d'épilation définitive au laser. Chez la femme De façon habituelle, il est possible d'identifier les zônes où les lasers sont les plus efficaces et les zônes où il n'est pas rare de rencontrer des difficultés. Il s'agit le plus souvent de la région des commissures où si le traitement en généralement efficace, il est beaucoup plus long que sur la partie centrale de la lèvre supérieure. Il convient de prévenir les patientes qui sont en général plus génées qu'au centre. Cette évolution est normale, pratiquement chez toutes les femmes. La zône du menton, le traitement laser ne pose habituellement pas de difficultés avec une bonne réceptivité et efficacité sauf duvet très fin ou poils décolorés naturellement ou artificiellement. Pour mémoire, les poils péri-ménopausiques du menton qui surviennent vers la cinquantaine sont traditionnellement très sensibles à l'épilation laser et en peu de séances s'ils ne sont pas blancs. La zône des pattes ou des favoris ne pose en général pas de difficulté. Il s'agit de cheveux, généralement bien pigmentés et larges; donc le laser parvient à épiler sans difficulté. La zône de l'angle de la mandibule (mâchoire) et la branche horitonzale de celle ci sont des zônes à fort risque de résistance et même de stimulation de duvet. Les poils sont généralement très fins, souvent sous forme de duvet peu coloré. Cette structure de poils duveteux ne permet généralement pas au laser de faire monter la température suffisamment fort pour avoir un effet correct. Il est habituellement conseillé d'être très prudent sur l'épilation de cette région. Il existe également un fort risque de stimulation paradoxale proche de cette zone (cou le plus souvent).
Chez l'homme Chez l'homme, l'épilation du visage est un peu différente dans le sens où il n'y a pas de duvet (sauf peut être sur le cadre orbitaire au sommet de la joue). Il n'y a donc pas vraiment de stimulation à craindre. Par contre, il existe des zones relativement difficiles à traiter. C'est le cas de la zone de la moustache qui peut nécessiter un nombre plus important de séances que la barbe. L'épilation laser de la moustache est habituellement douloureuse lors du traitement et impose, la plupart du temps, une anesthesie locale par crème anesthésiante. Les premières séances sur la barbe et sur la moustache ne donnent pas un résultat uniforme à la repousse (plages de repousses un peu anarchiques lors des 2 à 3 première séances, ayant tendance à s'uniformiser). Il convient de noter que dans certains cas, les poils n'ont pas la même profondeur d'implantation ou pas le même diamètre. De même, la géométrie du visage sur certaines zones pose parfois un problème pour rester toujours perpendiculaire à la peau quand on épile. Il y a alors risque de ne pas épiler uniformément avec pour résultat une repousse un peu irrégulière dans les premières séances. Cette irrégularité tend à s'estomper avec le temps et le nombre d'actes d'épilation. Détails sur des traitements adjuvants type Vaniqa Il existe un médicament sous forme de crème pour freiner la pousse des poils. Il s'agit du Vaniqa(r). C'est un médicament disponible uniquement sur ordonnance, non remboursé par la sécurité sociale. Il limite la repousse du poil. Exclusivement réservé au visage, il peut s'agir d'un traitement que le lasériste associe aux séances lasers, notamment quand il y a des possibilités de résistance. Ce traitement n'est pas systématique car il n'est pas forcément utile pour tout le monde. Le reste du corps et les zones plus ou moins difficiles Le reste du corps, tout comme le visage, comporte des zônes plus ou moins faciles à traiter en fonction de la nature, de la couleur et de la densité des poils. Traditionnellement les zones les plus faciles à prendre en charge, sous réserve de peau claire et poils foncés, sont
Le maillot et les aisselles sont des régions de poils terminaux (gros, pigmentés) avec une bonne efficacité des lasers dépilatoire de type Alexandrite ou Nd-Yag. Sur une peau réceptive, on compte habituellement de 4 à 6 séances pour obtenir un résultat satisfaisant de réduction ou disparition de la quasi-totalité des poils. Certaines zones du maillot peuvent présenter des particularités: les zones centrales de poils, situées sur les grandes lèvres, sont parfois moins faciles à traiter car difficile d'accès et parfois avec des poils moins réceptifs qui seront moins bien épilés à terme. Il faut avertir les patientes. Certaines patientes possèdent une hyperpigmentation naturelle de la jonction cuisse-pubis pouvant imposer de réduire l'énergie à délivrer, avec pour conséquence une réduction partielle de l'efficacité thérapeutique. Si , dans la majorité des cas, cette réduction n'a pas de traduction pratique, ce peut être une cause de moins bonne efficacité locale. Les aisselles ne pose habituellement pas de difficultés pour l'épilation laser. Il sagit d'une des zones les plus simple et facile à prendre en charge pour un médecin lasériste: les poils sont pigmentés et larges. Sur les patients idéaux, entre 4 et 6 séances sont généralement suffisantes. Les 1/2-jambes, elles aussi, constituent des zônes plutôt aisés pour le praticien. On note, le plus souvent, que le tiers inférieur de la 1/2 jambes est épilé plus vite que le tiers supérieur, le genou étant un zône où le poil fin fonctionne moins bien. Le résultat global est cependant généralement bon.
La région des cuisses peut comporter des résultats variables lors des épilations laser. Les poils y sont plus fins et souvent moins colorés, ce qui les rend moins réceptifs au laser alexandrite ou nd-yag. Il est donc nécessaire, pour le médecin, de bien évaluer ceux-ci et de bien communiquer avec la patiente sur un objectif raisonnable que l'on peut atteindre. Il n'est pas rare en effet que l'on n'arrive pas à tout épiler. On obtient alors un meilleur aspect et parfois une transformation de la zone en fin duvet (miniaturisation) pouvant fort bien suffir sur le plan visuel. La ligne ombilicale, si elle comporte des poils épais et noirs, ne pose habituellement pas de difficulté thérapeutique. Il est important pour le médecin de bien rester sur la ligne médiane et de ne pas tenter de traiter à tout prix les zones latérales, plus fines. En effet, les zones latérales jouxtant la ligne ombilicale stricte sont très souvent porteuse de poils fins ou de duvet sur lesquels les lasers peuvent avoir un effet inverse de celui recherché (stimulation ou inefficacité). Le lasériste doit savori résister à des demandes de 'perfection'. Les fesses peuvent être des régions complexes à traiter. Le poil y est en général fin, parfois peu coloré. On n'arrive habituellement à réduire la taille du poil et améliorer le rendu, parfois pas à supprimer tous les poils. Il faut en parler aux patientes pour ne pas les décevoir. La zone lombaire postérieure (au dessus du sacrum) peut généralement être améliorée par laser dépilatoire. Le laser est aussi utilisé pour limiter le risque de récidive d'un kyste pylo-nidal. Les poils y sont traditionnellement réceptifs car foncés et épais. La zone des seins, chez la femme, n'est pas réputée pour la facilité et la rapidité des traitements laser. D'une part, le médecin est souvent géné par la pigmentation de l'aréole qu'on éviter de lasériser, d'autres part le poil est généralement tres fin, ce qui ne favorise pas l'efficacité du traitement. Les poils deviennent généralement tres fins, mais il est parfois difficile de les supprimer totalement. Les médecins doivent en discuter avec les patientes. La zone du sternum peut poser problème si le poil est fin. C'est une zone de résistance intermédiaire. Le médecin recherchera des antécédents de cicatrices hypertrophiques ou de chéloïdes dans l'histoire du patient car cette zone est susceptible de développer ces cicatrices (surtout sur les peaux mates) La zone du cou, chez la femme, doit être abordée avec prudence car c'est une zone piège avec un fort risque de stimulation ou de stimulation paradoxale (d'autant plus sur les peaux mates à poils fins où on ne peut pas 'pousser' l'énergie des machines). Il est en général très tentant de lasériser quelques zones stimulées par un acharnement à la pince à épiler sur un cou par ailleurs plutôt peu touché par la pilosité. Ce cas de figure doit être évalué avec grande précaution par le médecin pour ne pas provoquer un résultat inverse. Il privilégira les spots de très petits diamètres et les fluences fortes tant que possible et devra, dans certains cas, refuser le traitement pour orienter vers une épilation électrique plus sélective. |
| Mis à jour le Lundi, 29 Juin 2009 16:11 |



L'efficacité des épilations au laser dépend de nombreux paramètres comme, par exemple, du type de laser, de l'énergie par unité de surface, du temps d'application de la lumière laser, de l'expérience du praticien. Il convient aussi d'indiquer aux patientes et patients que certaines zones d'épilation ne sont pas forcément bien réceptives au traitement laser. On parle de zones difficiles ou de zones de résistance

