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En matière de laser dermatologique ou esthétique, la taille du spot de lumière conditionne sa profondeur de pénétration. Pour une même couleur, les diamètres les plus gros de spots permettent de pénétrer plus en profondeur dans la peau. Les couleurs différentes ont aussi un impact sur la profondeur de pénétration. |
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| Les contre-indications des lasers médicaux |
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| Écrit par Dr CADIC Philippe |
| Dimanche, 08 Mars 2009 08:29 |
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Comme tout traitement médical, l'usage des lasers nécessite une sélection attentive des patients afin d'obtenir les meilleurs résultats tout en réduisant au maximum les risques. Il existe donc une série de patients à ne pas traiter en raison de risques de complications. L'âge du patient Bien que l'âge ne soit pas une contre-indication stricte au laser, il convient de bien peser le pour et le contre avant de réaliser un soin. Il y a maintenant consensus à traiter les angiomes plans (taches de vin) chez l'enfant jeune autour de un an pour éviter que son évolution en profondeur ne rendre le traitement laser plus difficile et pour éviter que l'enfant ne se souffre socialement à l'école. Pour les autres applications lasers, il convient de repousser le plus possible les interventions lasers. Pour l'épilation laser par exemple, il est contre-indiqué de traiter avant l'âge des règles et très fortement recommandé d'attendre au delà de 18 ans car le poil est moins récéptif et donc les séances pas ou peu efficaces chez la patiente jeune. Il est aussi interessant de pouvoir récupérer le consentement éclairé des patients Les capacités du patient à respecter les consignes Les soins lasers restent des soins médicaux, fussent-ils simplement esthétiques. Comme tout acte médical, la séance laser comporte des risques qui peuvent être réduits par l'applications de consignes et de soins avant, pendant ou après l'acte. Ces soins, notamment avec des lasers ablatifs, sont très importants car ils visent à éviter, par exemple, une infection, une réactivation virale, une cicatrisation anormale. Le médecin dit savoir limiter les risques et donc refuser de traiter s'il a un doute quand à la bonne observance des consignes par les patientes. Les attentes irréalistes du patient en esthétique Trop souvent, la presse et les médias ont eu tendance à présenter les soins lasers comme des procédures miraculeuses capables de transformer un visage. Ceci n'est pas la vérité. Si, en effet, certaines procédures lasers améliorent de façon sensible certaines pathologies cutanées ou certains troubles esthétiques, l'effet n'est pas toujours aussi impressionnant qu'on peut le penser. Souvent les sites internet montrent des photos avant/après de cas exceptionnellement réussis (avec parfois un petit maquillage augmentant l'effet visuel...). Il y a des améliorations très bonnes, mais il y a aussi toute une gamme de résultats entre l'amélioration très faible et la bonne amélioration. Il est important pour le médecin de bien expliquer ces points à sa patiente et de s'assurer que la vision idyllique véhiculée par la presse a été pondérée par un discours un peu plus réaliste. Souvent les médecins cherchent à savoir ce qui gène et ce que la patiente espère d'un traitement. Si le souhait est trop éloigné de ce qu'on peut raisonnablement obtenir, il convient de refuser le soin ou de le reporter à plus tard afin d'éviter tout contentieux mais surtout de ne pas ajouter une souffrance psychologique liée à une déception sur un résultat incomplet. La couleur de la peau Les lasers ont des cibles thérapeutiques appelées chromophores. Ce sont des structures qui attirent préférenciellement l'énergie lumineuse et au sein desquelles l'effet mécanique, calorifique ou chimique des lasers va se produire. Les lasers vasculaires ont des chromophores préférentiels (hémoglobine) mais ont aussi des chromophores associés comme la mélanine de la peau. Les lasers d'épilation ont comme chromophie la mélanine du poil, qui pose un problème avec la mélanine de la peau en cas de bronzage ou de peau mate/noire. Enfin, beaucoup de lasers occasionnent des réactions inflammatoires après les séances. Ces reactions inflammatoires peuvent, sur certaines peau, entraîner des troubles de la pigmentation (hyperpigmentation post inflammatoire des peaux sombres). L'action des lasers sur des peaux bronzées peut détruire, parfois définitivement, les cellules qui assurent la coloration de la peau avec des zones devenant dépigmentées, parfois à vie. Enfin, certains peuples ont une prédisposition à développer des cicatrices hypertrophiques ou chéloïdes lorsque certaines zones sont exposées à des traumatismes (poitrine, oreilles, épaules...) Il faut donc être prudent dans l'acceptation de soins des peaux sombres poru éviter d'exposer le patient à des troubles qui peuvent être irréversibles. Il existe parfois des lasers adaptés aux peaux sombres mais parfois, il n'y a pas d'alternative autre que l'abstention. Pour faciliter leur travail, les médecins laséristes utilisent une échelle de coloration de peau, dite échelle de phototypes de Fitzpatrick. Cette échelle définit 6 catégories de peaux et donc 6 catégories de risque laser. Les lasers ablatifs de type CO2 ou Erbium sont généralement, sauf exception, contre-indiqués sur les phototypes supérieur à 4 en raison des risques de troubles de la pigmentation. Les lasers vasculaires de type KTP (lasers de couleur verte) pour le traitement des petites varicosités et la couperose sont aussi contre-indiqués sur les peau d'un phototype supérieure à 4, ici aussi en raison des troubles de pigmentation pouvant survenir car ces lasers touchent aussi la mélanine de la peau. Les lasers alexandrite pour l'épilation sont très efficaces sur les peaux claires et poils noirs, mais sont , eux aussi, dangereux au delà d'un phototype 4. Sur ces peaux sombres, on utilise des lasers spéciaux ou Nd-Yag qui permettent d'épiler les peau noires. Les lasers Diodes (800 nm, 940, 980 nm), les lasers Nd-Yag ou Erbium Glass (1320 à 1550 nm) , les lasers fractionnés de remodelage sont, le plus souvent, compatibles avec tous les types de peau, y compris les peaux noires si certaines précautions sont respectées. L'alllergie au froid La plupart des lasers sont utilisés avec un dispositif de protection de la surface de la peau employant du froid. On parle de système cryogénique qui existent sous plusieurs formes: le froid par contact avec une fenètre transparente réfrigérée par où passe le laser, le froid sortant d'une soufflerie mécanique, le froid par pulvérisation d'un gaz cryogénique avant et après l'impact (DCD).
Ces dispositifs de refroidissement produisent des froids intenses, souvent au dessous de zéro degré. Certains patients développent des allergies au froid de type urticaire au froid. Ils ne peuvent pas être traité au laser car l'arrêt du dispositif de refroidissement provquerait des brûlures. Le bronzage Le bronzage est l'ennemi du médecin lasériste. C'est une contre-indication absolue sur laquelle les laséristes sérieux ne transigent pas. La 'bidouille' qui consiste, en épilation, à proposer d'épiler quand même une peau bronzée avec un laser pour peaux noires est dangereuse et n'a d'intérêt que l'intérêt financier de l'opérateur qui ne respecte alors pas les recommandations internationales et le code de déontologie qui indique qu'on ne doit pas exposer le patient à des risques connus. Avant tout soin laser de type pigmentaire, d'épilation, de remodelage, il est recommandé de ne pas avoir de bronzage avant chaque séance et de ne pas bronzer dans le mois qui suit le traitement. Ces précautions évitent bien des complications pigmentaires: hyperpigmentation, dépigmentations, brûlures et moins bonne efficacité du traitement. Si les troubles pigmentaires rentre habituellement dans l'ordre en quelques semaines, certains peuvent rester définitivement. Les troubles de la coagulation Les troubles de la coagulation, les défauts de facteurs de coagulation, les hémophilies, les patients prenant des anticoagulants peuvent être des contre-indications à l'usage des lasers car le traumatisme laser peut occasioner des hématomes ou des hémorragies. Il convient de noter que certains médicaments provoquent des troubles temporaires de la coagulation (aspirine par exemple, qui, en plus fait partie de la famille des médicaments anti-inflammatoires avec des propriétés de photosensibilisation). Les troubles de la cicatrisation La plupart des lasers stimulent les phénomènes de cicatrisation. C'est même l'une des propriétés recherchées dans le photorajeunissement. De plus, de nombreux lasers provoquent des mini brûlures superficielles qui rentrent dans l'ordre sans séquelles sur les peaux normale. Les patients qui présentent des troubles de la cicatrisation, par contre, ont plus de risque de développer des effets secondaires de type cicatrices atrophiques, cicatrices hypertrophiques, cicatrices chéloïdes. Les médecins sont particulièrement vigilants sur ces troubles cicatriciels pour ne pas exposer les patientes à des risques cicatriciels. Il faut aussi noter que certaines maladies ralentissent les phénomènes de cicatrisation (diabète déséquilibré, troubles immunitaires, maladies hormonales ou produisant des corticoïdes, traitements corticoïdes ...) L'épilepsie De façon anecdotique, on retrouve cette contre-indication ici et là dans les livres de médecine des lasers, certaines formes d'épilepsie peuvent être déclenchées par les impacts lumineux répétés. C'est une forme très rare d'épilepsie, mais le risque théorique existe. Dans le même ordre d'idée, on retrouve des mentions sur l'épilepsie sur les jeux videos. La prise de certains médicaments dits photosensibilisants Les médicaments, ou plantes, peuvent entraîner une augmentation de la sensibilité de la peau à la lumière et donc au laser. On parle de médicament photosensibilisants pouvant provoquer une phototoxicité ou une photoallergie. Ils peuvent rendre le laser dangereux avec des risques de brûlures pour des doses classiques, simulant un surdosage important du laser. Ils peuvent aussi provoquer des réactions allergiques de type urticaire, oedème... Un article complet sera publié sur ce site poru ce qui concerne les médicaments en cause. De façon résumée, on retrouvera des médicaments de type
Les maladies occasionnant une sensibilisation à la lumière Il existe des maladies dermatologiques ou non qui ont la propriété de rendre la peau plu ssensible à la lumière. On appelle ces maladies les photodermatoses. Les médecins laséristes doivent être vigilants et rechercher ces pathologies lors de l'interrogatoire de la première consultation. Parmi ces maladies, on peut citer:
Enfin, il existe des maladie dont les symtomes sont aggravés par l'exposition à la lumière. On parle de dermatose photo-aggravées:
En général, sauf avis très particulier, les lésions cancéreuses sont des contre-indications au laser.
Références:
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| Mis à jour le Dimanche, 08 Mars 2009 11:22 |

Contre-indications médicales



